Savoir épargner : tenter votre chance avec l’assurance-vie

Par Sophie 0

Placement privilégié des Français, selon la formule convenue, l’assurance vie a drainé plus de 134,7 milliards d’euros au cours de l’année 2016 d’après la FFA, dont 20 % se sont portés sur les unités de compte (27,1 milliards d’euros).

Découvrez les fonds en euros à géométrie variable

Pour emmener leurs clients vers les unités de compte malgré leur aversion au risque, les assureurs ont déployé un arsenal d’incitations:

> L’attribution d’un bonus. Il est subordonné à la quotité de la part du contrat investie en unités de compte. Par exemple, en 2014, le rendement de base du fonds en euros d’Axa (2,55 %) grimpait à 2,70 % (20 % en UC ou en cours supérieur à 50 000€) et 3,05 % si les deux critères étaient respectés.

« Les compagnies sont obligées d’utiliser cet artifice pour amener leurs clients à orienter une partie de leurs investissements vers les actions, faute d’avoir réussi à leur faire comprendre que cette orientation est bonne à long terme pour leur épargne », déplore Agathe Riaglel, consultante pour Cieleden.com, site internet spécialisé dans le domaine de l’assurance-vie.

> Les fonds en euros dopés à l’immobilier ou à la Bourse. Soit la possibilité de choisir entre deux fonds en euros. Le second prend davantage de risques (jusqu’à 30% en actions) ou s’investit majoritairement en immobilier dont les loyers dopent le rendement.

Aujourd’hui, une dizaine d’assureurs proposent cette double offre, mais parfois avec des tickets d’entrée dissuasifs: c’est la raison pour laquelle seuls des contrats commercialisés par Internet.

Osez une dose d’unités de compte

Et si vous vous tourniez vers les unités de compte ?

Néanmoins, il faut que vous soyez certain de ne pas avoir besoin de récupérer votre épargne à un moment précis car, si la Bourse est mauvaise, il est préférable d’attendre que les cours reprennent de la couleur.

A vous d’étudier les caractéristiques des UC proposées par votre contrat (la notice indique le niveau de risque et la durée d’investissement conseillée) et de panacher vos versements entre des secteurs différents, de façon à diluer les effets de la contre-performance de l’un.

En effet, avant d’acheter une machine à laver, vous allez consulter le comparateur de Que Choisir, éplucher les avis de consommateurs, interroger vos amis, etc. Ne soyez pas moins vigilants lorsque vous placez vos économies !

Quitte à investir 20% ou plus de votre contrat dans des unités de compte, pourquoi ne pas vous pencher sur les fonds solidaires qui s’engagent en faveur de l’emploi, ce qui n’est pas anodin en temps de crise.

Les Sicav et FCP solidaires investissent 10 % de leur actif dans des entreprises d’utilité sociale, les 90 % restants devant être placés dans des sociétés répondant aux critères ISR (Investissement socialement responsable) pour obtenir le label Finansol.

Sont-ils aussi rémunérateurs que des Sicav et FCP classiques ? « Ni plus, ni moins, répond Sophie des Mazery, directrice de Finansol. Tout produit solidaire doit générer une rentabilité financière ».

Autre conseil. Faites régulièrement le point sur l’évolution des différents supports de votre contrat.

L’un d’eux fait merveille et s’est déjà valorisé de 20 % ? Prenez vos bénéfices et arbitrez la plus-value pour la sécuriser vers, par exemple, le fonds en euros.