Les causes qui justifient la faiblesse de la croissance française

Par Marie 0

Malgré les efforts effectués par le gouvernement, l’économie française reste toujours molle. Toutefois, le produit intérieur brut (PIB) a évolué de 0,2% pendant le troisième trimestre alors que l’activité économique avait régressé de façon impromptue à -0,1% au second trimestre.

Après avoir baissé de 0,1 % au second trimestre, la croissance française a connu une hausse sommaire de 0,2 % au troisième trimestre, si l’on tient compte des statistiques dévoilées vendredi 28 octobre par l’Insee.

D’après les prévisions de l’Insee, le produit intérieur brut (PIB) connaîtra une évolution de 0,4% au quatrième trimestre mais les 1,5% que visait le gouvernement pour la fin de l’année risquent d’être difficiles à atteindre.

Même Michel Sapin, le ministre de l’économie et des finances admet qu’il ne sera pas facile d’atteindre cet objectif. D’ailleurs, à l’entame du mois d’octobre il avait refusé de revoir sa note à la baisse souhaitant rester au niveau des 1,5%. Mais d’après les estimations de l’Insee, cet objectif de croissance ne sera pas supérieur à 1,3 % en 2016.

« Nous pouvons atteindre un taux de chômage de 9,5% à la fin de l’année » a lancé Michel Sapin, ministre de l’économie.

« Mais, cette situation ne changera pas les objectifs de base », précise le ministre de l’économie qui répondait aux questions du journal le monde. Mais il garde toutefois l’objectif de réduire le déficit à 3,3 % à la fin de l’année. « Actuellement, nous sommes en phase avec les prévisions de recettes et de dépenses » souligne t-il.

« Une situation qui ne modifie pas non nos objectifs sur le chômage », ajoute t-il. Ce qui caractérise ce rebond, malgré sa faiblesse est sa force en emplois. D-s 1,2-1,3% les emplois peuvent être créés.

Bonds intermittents

Toutefois, malgré la baisse du nombre des demandeurs d’emploi en catégories A enregistrée en septembre, malgré la prévision concernant la création de 130 000 emplois en 2016 dans les entreprises privées, l’activité économique demeure essoufflée. En fait, toutes les composantes du PIB sont touchées par des bonds irréguliers. De ce fait, la production globale des biens et service a rebondi de 0,4% après un recul de 0,2% au troisième trimestre. Dans les services, la reprise est de 0,6% après une régression notée au second trimestre de -0,1%. Du côté de la manufacture, on notre un redressement de 0,5% alors que pendant le trimestre passé, il avait baissé de 0,1%.